Revue de presseLe Monde (Janvier 2006) - Sylvain Siclier : concert Close to Heaven au New Morning« Count Basie et les Beatles, Gil Evans et Jimi Hendrix, Bob Belden et Prince ou Sting sont quelques exemples, depuis le milieu des années 1960, d'adaptation de rock et de pop par le jazz, en grande ou moyenne formation. Led Zeppelin, héros fondateur du heavy metal, est à son tour convié à cette rencontre par l'Orchestre National de Jazz (ONJ) dirigé pour deux ans, depuis septembre 2005, par le vibraphoniste et compositeur Franck Tortiller. Le Monde (Février 2006)« Premier disque du nouvel Orchestre National de Jazz (ONJ) dirigé par le vibraphoniste Franck Tortiller, Close to Heaven vient s'ajouter au meilleur de ce qui a été réalisé en matière de reprises de compositions de Led Zeppelin. Black Dog, en version fanfare, Dazed an confused, qui joue sur la part d'improvisation propre à ce morceau, Kashmir ou No Quarter sont d'évidentes réussites. Elles sont dues à l'utilisation croisée des percussions mélodiques (vibraphones, marimba), la part fondamentale prise par les éléments rythmiques (deux batteries), une manière atypique de faire intervenir la section de vents. Un démarrage discographique qui rappelle l'intérêt suscité par les ONJ de Claude Barthélémy et Antoine Hervé.» Métro (Janvier 2006) - Adrien Cadorel« Figure emblématique du rock des années 70, Led Zeppelin occupe une place de choix dans la discothèque de chaque mélomane. Au-delà du charisme magnétique de ses membres, Robert Plant et Jimmy Page en tête, les quatre anglais ont su se distinguer comme défricheurs d'idées par le biais de compositions complexes, agrémentées d'une qualité d'improvisation hors normes. C'est à cet héritage sacré que l'Orchestre National de Jazz et sa tête pensante, Franck Tortiller, s'est attaqué à l'occasion de la sortie de Close to Heaven (Harmonia Mundi). Jazz Magazine - Robert Latxague« Pourquoi ? Oui pourquoi un joueur de lames aussi léger s'est-il mis en (tue) tête d'honorer un groupe de métal poids lourd, légende d'un rock de déménageurs de guitares, d'amplis et de grosses caisses ? Et sous quel angle de fantasme, et quelle folle pente de défi a-t-il pu entraîner sa troupe nationale étiquetée AOC jazz ? Au faux prétexte d'aboutir "près du paradis" ? Allez, plutôt que de chercher une explication vaine, écoutez son "Close to heaven". Musique intelligente façonnée par des musiciens habiles à prendre la tangente. Là réside le pari : dans un contexte de musique originellement et spécifiquement électrique, accepter l'opposition de phase c'était jouer l'antithèse. Et le vibra leader de l'ONJ a pigé : face au lourd Led Zeppelin il a parié sur les chevaux légers. Aux roulements énormes de Bonham, aux terribles éclairs courcircuitants de Page, il a substitué la joyeuse monodie du vibra, le tintement clair des cuivres placés en figures de proue. Aussi les soli de ténor ou de trombone portés haut et chaud à bout de doigtés dans un titre qu'on sait puissamment référentiel chez les fans de la génération de Michel Marre (Stairway to heaven) ont-ils une nouvelle mais totale légitimité. Ainsi la texture dominante du groupe anglais _ grosses séquences d'accords, puissance de frappes réitérées, coulées de chants incandescentes _ se trouve-t-elle restituée dans une intensité poussée à fond de curseur : voix _ étonnant Patrice Héral _ percussions, traitements électroniques, effets de synthés, samples éclatent en fusées de feu d'artifice. Pyrotechnie de notes à rapprocher de celles de Gil Evans ou Franck Zappa naguère intéressés au "lourd", eux aussi. De la finesse du ciselé des soli aux effets de masse collatéraux, dans un tout autre registre qu'un banal copier-coller, tendance Led Zep fidèle aux bases mais hors mode l'ONJ aura gagné son pari sur toute la longueur. Une réussite, y'a pas à Tortiller ! » Sitarmag.com (Janvier 2006) - Jacques Chenel« A dire vrai, les précédents opus de notre ONJ sous la férule du bouillonnant et brouillonnant Claude Barthélémy ne m'avaient pas totalement convaincu, un peu trop iconauclaste et tape-à-l'oreille pour mon goût, que d'aucuns trouveront peut-être rétro... quoique... et voilà que le nouveau directeur musical de cet orchestre (sans piano, sans guitare, sans chanteur, cuivres et percussions en majorité) de neuf musiciens un invité rend maintenant hommage, ô surprise, à un groupe britannique et mythique de rock des années 70, Led Zeppelin (dans lequel officiait Jimmy Page, Robert Plant, John Paul Jones et John Bonham)... et la surprise est de taille, plus que bonne, Franck Tortiller relevant le défi en s'appropriant l'univers de ces légendes du rock en signant de singulières adaptations de certains succès pour sa formation (huit titres parmi les plus célèbres plus six compositions originales dont quatre signées par le talentueux et discret vibraphoniste). |
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